Berne Les trains doivent réduire leur vitesse pour éviter des suicides

2018-06-13

Berne  Les trains doivent réduire leur vitesse pour éviter des suicides
Les mécaniciens doivent régulièrement rouler moins vite lorsqu'ils passent près du centre psychiatrique de Münsingen.

C'est arrivé plusieurs fois au cours des dernières semaines, entre Berne et Thoune (BE). A partir de la gare de Rubigen (BE) ou alors en sens inverse à partir de la gare de Münsingen (BE), les trains ont soudainement ralenti pour ne rouler plus qu'à la vitesse du pas. Selon la Berner Zeitung, la raison annoncée via haut-parleurs était très souvent la même: «Des personnes à proximité des voix».

Le journal rappelle que rouler doucement peut avoir plusieurs raisons: lorsque des humains ou des animaux se trouvent à proximité des voies, lorsque des travaux sont en cours ou lorsqu'un centre psychiatrique est à proximité, qu'un résident a disparu et qu'il risque de se faire du mal. La phrase standaridisée citée plus haut, selon laquelle des personnes se trouvent à proximité des voix, devrait ainsi se référer à ce dernier point, note la Berner Zeitung.

Panneaux anti-bruit et fils barbelés

Contactés, tant les compagnies de chemin de fer que le centre psychiatrique souhaitent éviter au maximum cette thématique. Ils ne veulent pas que cela donne de mauvaises idées aux patients. Reste que la problématique n'est plus un secret depuis longtemps. En effet, la réduction de vitesse effectuée régulièrement à cet endroit précis touche des centaines de passagers. Avec près de 280 trains par jour, ce tronçon figure parmi les plus denses de Suisse.

Des recherches du quotidien montrent par ailleurs que les trains doivent réduire leur vitesse entre Rubigen et Münsingen, en moyenne une fois par semaine. C'est probablement aussi pour cette raison que le tronçon a littéralement été «fortifié» au cours des dernières années: en 2013, de hauts panneaux anti-bruit y ont été installés. Deux ans après la mise en place de ce dispositif, les premiers effets positifs s'étaient fait ressentir: la direction de la clinique psychiatrique avait communiqué en été 2015 que depuis la présence de ces panneaux les suicides étaient «beaucoup moins nombreux». Et depuis l'automne 2016, un fil barbelé a été placé entre les panneaux solaires pour bloquer l'accès aux voies. (Le Matin)

Créé: 13.06.2018, 09h55



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