Suisse Les cinq tours du monde de Claude Béglé en 365 jours

2018-12-25

Suisse  Les cinq tours du monde de Claude Béglé en 365 jours
Mais qu'est-ce qui fait voyager le conseiller national Claude Béglé? De la Colombie, à la Chine, en passant par le Kazakhstan ou l'Irak, le Vaudois n'a cessé de tourner autour de la planète... Et à ses frais.

Si les voyages de politiciens ont été au cœur de plusieurs polémiques durant cette année 2018, il en est un qui est sans arrêt dans les airs sans provoquer de turbulences notoires. Le conseiller national Claude Béglé (PDC/VD), membre de la Commission de politique extérieure (CPE), est sans aucun doute le politicien qui a le plus voyagé cette année, à titre professionnelle, politique et parfois privé.

Pour le Vaudois, 69 ans, qui vit à Pully, l'année commence à Medellin Antiogua en Colombie, puis le 8 janvier il est déjà à Bombay. C'est le début d'un millésime un peu fou, où le Vaudois ne va pas cesser de sauter d'un bout à l'autre de la planète en publiant sur Facebook l'album de ses pérégrinations. En février, il s'envole pour Moscou, Pékin, Bangkok, puis Pune (Inde). En Mars, on le trouve à Lagos au Nigéria. En avril, il entame un tour du monde de 12 jours qui passe par Calcutta, Hongkong, l'Alaska, Chicago, New-York, Istanbul et retour à Genève. «C'est un peu mon rythme, commente-t-il, mais cette année a été bien fournie. Je ne tiens pas de statistiques, mais je pense que j'ai dû faire cinq fois le tout du monde.»

La mosaïque souvenir concoctée par Claude Béglé pour se souvenir d'une année haute en couleurs autour du monde/Facebook

Fin avril, il repart pour Bombay avant de décoller en mai pour le Brésil, le Paraguay et l'Urugay. Il revient en Suisse et part aussitôt pour l'Ouganda. En juin, c'est plus calme, car il y a la session parlementaire et la sortie de son livre sur La Poste: «Colis piégé». Ce n'est qu'une courte pause. Juillet commence par un voyage à New Dehli, puis Paris, Abou Dabi, Bangalore et encore Bombay. «En Inde, je défends un projet intitulé Swiss NeWater, qui consiste à désinfecter l'eau avec du sel et de l'électricité. Pour l'instant nous en sommes à des phases de tests dans les hôpitaux.»

Du Tibet à Mossoul

Au mois d'août, il passe ses vacances en Toscane, puis, le 14, il part pour Moscou, Pékin et le Kazakhstan. En septembre, il est à Taïwan, puis à Rhodes, à Doha et à Bali en Indonésie. Le mois d'octobre est trépident: le 13, il est à 5000 mètres d'altitude au Tibet, le 15, il est de retour à Berne pour siéger en commission, mais le 18 il est déjà en Inde pour le mariage d'un ami! Enfin, le 27, il est à Istanbul, direction l'Irak ou il file début novembre vers les restes de l'Etat islamique à Mossoul avec le CICR. Le 16 novembre, il est de nouveau à Pékin pour évoquer la nouvelle «route de la soie».

Le 13 octobre, Claude Béglé était au Tibet, deux jours après, il était à Berne pour siéger en commission, deux jours après en Inde pour un mariage/Facebook

«J'aime être au front pour comprendre les choses, explique-t-il. Je fais une sorte de diplomatie parallèle, le cas échéant j'en informe Ignazio Cassis et lorsque je siège à la Commission de politique extérieure, mes périples me permettent d'avoir un avis plus concret sur la réalité du terrain.»

Voyages à bas prix

Difficile de résumer tout ce qu'il fait durant ces voyages, les personnalités qu'il rencontre, les activités parlementaires, les contacts qu'il noue pour des projets avec le CICR ou des ONG. Enfin, il en assume lui-même les coûts: «Je prends la classe éco et pratiquement tous mes voyages me coûtent moins de mille francs, car je prends les chemins de traverse plutôt que les lignes directes. Comme je suis rentier, je n'ai pas de souci économique, mais j'ai un besoin biologique de me sentir en mouvement. Je me sens parfois comme un grand reporter.» Jamais fatigué ? «Parfois c'est beaucoup, tout le monde ne peut pas suivre...»

(Le Matin)

Créé: 25.12.2018, 09h00



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