Valais Une éolienne pour lutter contre le gel des vignes

2019-01-11

Valais  Une éolienne pour lutter contre le gel des vignes

Selon les trois vignerons, la soufflerie est efficace jusqu'à moins quatre degrés. En cas de gros gels comme en avril 2017, elle doit être impérativement couplée à une source de chaleur au sol, de type chaufferettes.

40'000 francs d'investissement

L'éolienne mobile mesure une dizaine de mètres une fois déployée sur le vignoble. «Elle est montée et démontée en un quart d'heure et consomme environ huit litres de mazout durant une nuit d'utilisation», détaille Matthieu Vergère.

Les trois viticulteurs ont déboursé 40'000 francs au total pour acquérir l'engin conçu par une entreprise néo-zélandaise et déjà testée «avec succès notamment en Allemagne et en Autriche». Ensemble, ils cumulent quelque cinquante hectares de vignes entre Chamoson et Vétroz.

Après les gros gels de 2017, l'intérêt était grand dans la branche. «Nous avons reçu beaucoup de téléphones et de questions de collègues intéressés. Aujourd'hui, l'intérêt est retombé alors qu'à mon avis la méthode est efficace et moins chère et plus écologique que d'autres», note Matthieu Vergère.

Aspersion et chaufferettes à pellets

Après réflexion, l'Etat du Valais a choisi de ne pas miser sur l'éolienne, qui ne «garantit pas une lutte efficace en cas de gros gels», souligne Laurent Maret, chef de l'office des améliorations structurelles. La méthode est jugée toutefois intéressante pour les pépiniéristes.

Pour les vignes, le canton préfère miser sur l'aspersion d'eau, certes coûteuse mais «éprouvée depuis soixante ans». Les installations doivent être modernisées et l'Etat a décidé de libérer des moyens financiers pour cela, indique Jacques Rossier, chef de l'office d'arboriculture et cultures maraîchères.

Efficace en plaine, l'aspersion l'est beaucoup moins sur les coteaux où les ressources en eau manquent et les glissements de terrain redoutés. En collaboration avec la Haute école d'ingénierie de la HES-SO Valais à Sion, le canton étudie donc aussi un nouveau moyen de lutte: les chaufferettes à pellets, «combustible local et renouvelable». (ats/nxp) Créé: 11.01.2019, 11h31 Revenir a l'article

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