Suisse Statu quo en vue pour le gouvernement tessinois

2019-03-23

Suisse  Statu quo en vue pour le gouvernement tessinois
Le Tessin convie ses électeurs à désigner, le 7 avril prochain, ses représentants au Parlement et au gouvernement.

Les Tessinois se rendront aux urnes dimanche 7 avril pour élire leurs représentants au Conseil d'Etat et au Grand Conseil. Les cinq membres sortants du gouvernement, tous des hommes, devraient être réélus.

Au total, 13 partis, soit 53 candidats, sont en course pour l'exécutif, tandis que 757 personnes, issues de 18 partis, aspirent à un siège au législatif. En 2015, dix formations politiques et 42 candidats s'étaient lancées dans la course au Conseil d'Etat, et 626 candidats visaient le Grand Conseil.

Près de 20% des candidats résident dans la région de Lugano. Le Parti socialiste qui lutte pour conserver son siège au Conseil d'Etat a de plus amples visées pour le parlement pour lequel il aligne 36 jeunes de moins de 30 ans et 46 femmes.

Réalisé le 14 mars dernier pour le compte du quotidien «Corriere del Ticino», un sondage annonçait le tandem de droite Lega-UDC nettement en tête avec 33,7% des préférences. Il devançait le PLR (25,4%), le PDC (15,7%) et le PS (14,7%).

PS sous pression

Si ces chiffres se confirment le 7 avril, les socialistes parviendront à sauver de justesse le siège de leur conseiller d'Etat Manuele Bertoli, actuellement en charge du Département de l'Instruction publique.

Si le verdict des urnes est conforme aux résultats du sondage, le Tessin rempilera pour une nouvelle législature de quatre ans avec un Conseil d'Etat inchangé. Norman Gobbi et Claudio Zali pour la Lega des Tessinois, Christian Vitta pour le PLR, Paolo Beltraminelli pour le PDC et Manuele Bertoli pour le PS formeront un gouvernement 100% masculin.

Scandales sans effet

Les récents scandales qui ont éclaboussé deux de ses conseillers d'Etat ne semblent pas influencés les choix des électeurs tessinois. Des articles parus dans la presse ont pointé du doigt les avantages fiscaux accordés par M. Vitta à l'ancien PDG du groupe Gucci Patrizio Di Marco.

Quant au démocrate-chrétien Paolo Beltraminelli, il a été vivement blâmé pour sa légèreté et ses négligences dans l'affaire d'un mandat accordé à la société Argo 1.

Chargée de la gestion d'un centre de requérants d'asile, Argo employait une personne condamnée par le Tribunal fédéral pour recrutement de membres destinés à rejoindre les organisations islamistes.

Les résultats seront connus le 7 avril au soir pour le Conseil d'Etat et le lundi 8 avril pour le Parlement, qui siégera pour la première fois le 2 mai. (ats/nxp)

Créé: 23.03.2019, 09h21



Partager via Whatsapp