Suisse Albert Rösti à l'Office fédéral de l'agriculture?

2019-04-18

Suisse  Albert Rösti à l'Office fédéral de l'agriculture?
Le chef de l'OFAG part à la retraite fin juin. Le nom du président de l'UDC circule pour le remplacer. A Suisse Tourisme, le Fribourgeois Dominique de Buman est pressenti.

Il y a urgence au sein de l'Office fédéral de l'agriculture. En effet, son directeur Bernard Lehmann part à la retraite fin juin. Mais si son départ est annoncé depuis 8 ans, cela fait une semaine seulement que le ministre de l'Economie Guy Parmelin a mis son poste au concours, relève le «Tages-Anzeiger» jeudi. Et cette recherche tardive va créer un vide managérial, comme l'admet lui-même le Vaudois, puisque le futur patron de l'OFAG ne pourra commencer que vers la fin de l'année. En attendant, ce sont les directeurs-adjoints qui devront assurer l'intérim.

Du coup, cette situation conduit à toutes les spéculations autour du futur directeur de l'OFAG. Des noms de fonctionnaires cantonaux circulent mais un nom revient particulièrement dans les milieux concernés: celui d'Albert Rösti, le président de l'UDC. Il faut dire que le Bernois a le profil parfait sur le papier. Il est ingénieur agronome diplômé de l'EPFZ, il a été le directeur de Swissmilk et il connaît bien la branche ainsi que le Parlement puisqu'il est conseiller national. En outre, c'est un UDC, tout comme Guy Parmelin.

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Albert Rösti pas intéressé

Il y a quand même un hic: l'intéressé dément catégoriquement son intérêt. Il y a quelques années, le poste aurait été passionnant pour lui, dit-il, mais pas question de postuler aujourd'hui. Il rappelle qu'il est le président du plus grand parti du pays et qu'il ne peut, ni ne veut, changer de poste à quelques mois des élections fédérales.

Ce désintérêt affiché ne fait pas les affaires de l'OFAG où ce n'est pas le bon moment de devoir se passer d'un patron. En effet, l'année s'annonce délicate. D'ici le début 2020, le Conseil fédéral devra avoir mis en place la politique agricole «PA22+» lancée par le prédécesseur de Guy Parmelin, Johann Schneider-Ammann. Une politique fortement contestée lors de sa mise en consultation. Seul son cadre financier n'est pas remis en cause.

Interrogations sur la politique de Parmelin

Comment Guy Parmelin va-t-il dès lors empoigner le problème? C'est la grande question, relève le Tagi. Le Vaudois s'est contenté jusqu'ici d'indiquer qu'il ne fera pas «dérailler» la «PA22+» et qu'il abordera en profondeur avec les intéressés les points controversés.

Néanmoins, dans ce contexte délicat, certains parlementaires ne comprennent pas pourquoi le Conseil fédéral a fait pareillement traîner en longueur la succession de Bernard Lehmann. Le socialiste Beat Jans a même interpellé le gouvernement à ce sujet. Guy Parmelin s'est défendu en rappelant qu'il n'était à l'Economie que depuis le début de l'année et qu'il avait fallu rédiger une fiche technique et mettre sur pied une commission de recherche.

(nxp)

Créé: 18.04.2019, 12h55



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