Canton de Schwyz Ils risquent gros pour un défilé en habits du KKK

2019-05-15

Canton de Schwyz  Ils risquent gros pour un défilé en habits du KKK
Le Ministère public schwytzois a ouvert une enquête pénale contre treize personnes qui avaient défilé en habits du Ku Klux Klan lors du carnaval en mars.

Une instruction pénale a été ouverte par la justice schwytzoise à l'encontre de treize personnes qui avaient défilé en habits du Ku Klux Klan lors du Carnaval de Schwytz en mars. Elles sont soupçonnées de discrimination raciale.

La procureure en chef du Ministère public schwytzois, Franziska Steiner, a confirmé mercredi à Keystone-ATS une information du journal «Bote der Urschweiz». Les personnes concernées sont âgées de 18 à 30 ans et ont toutes admis leur participation à la marche polémique. En fonction des éléments récoltés durant l'enquête, la justice décidera si elle les met ou non en accusation.

Les faits remontent au 4 mars, lors du «Güdelmontag», le lundi de carnaval. Une bonne douzaine de personnes ont paradé à Schwytz, vêtues de la cape et de la cagoule pointue blanches de l'organisation suprémaciste américaine, comme on a pu le voir sur des images diffusées par différents médias. Elles tenaient des flambeaux et arboraient le logo du KKK.

Des Suisses de la région

Les interrogatoires de la police ont révélé que les participants à ce défilé étaient des Suisses domiciliés dans la région. Ils ne font pas partie des milieux d'extrême droite répertoriés par la police, a-t-elle dit.

Suite à cet événement, une manifestation antiraciste mise sur pied à Schwytz par l'alliance «Schwyz colorée» a donné lieu le 13 avril dernier à de nouveaux incidents. Une banderole des organisateurs a notamment été dérobée et brûlée par des inconnus masqués faisant le salut nazi. La scène a là aussi été filmée. «Schwyz colorée» a porté plainte.

Mouvement toujours vivant

Le Ku Klux Klan a été fondé en 1865 dans le Tennessee, aux Etats-Unis, au moment de l'abolition de l'esclavage. Les membres de ce mouvement suprémaciste blanc ont alors semé la terreur et la mort parmi la communauté noire, arborant notamment des croix enflammées.

Bien que déstructurée, l'organisation fait toujours des adeptes. Jusqu'à 8000 personnes s'en réclameraient aux Etats-Unis, selon les estimations. Ils ont établi des contacts avec des groupes d'extrême droite à l'étranger. Les «Chevaliers blancs européens de la croix enflammée» (European White Knights of the Burning Cross) sont considérés comme une ramification. (ats/nxp)

Créé: 15.05.2019, 13h19



Partager via Whatsapp