Tessin Lugano essaie de sauver l'Aéroport d'Agno

2019-05-23

Tessin  Lugano essaie de sauver l'Aéroport d'Agno
Le départ de la compagnie aérienne Darwin met l'aéroport de Lugano-Agno en péril. Le canton pourrait augmenter sa participation pour le sauver.

La Municipalité de Lugano a présenté jeudi un plan stratégique à long terme pour la relance de son aéroport. Celui-ci est en grave difficulté après le départ de la compagnie aérienne Darwin.

Dans un message qui sera soumis à l’attention du Conseil communal, la ville demande deux crédits pour la recapitalisation de la société qui gère le tarmac d'Agno et la cession au canton d’une partie de son capital actionnaire.

La participation du canton dans le nouveau capital actionnaire de la société Lugano Airport SA (LASA) passerait ainsi de 12,5 à 40%, a annoncé jeudi le maire de Lugano Marco Borradori. Cette stratégie a d'ores et déjà été approuvée par le Conseil d’Etat tessinois, a précisé pour sa part Claudio Zali, directeur du département tessinois du territoire.

La hausse de la participation cantonale devra être soumise à l’approbation du Grand Conseil. Si elle passe la rampe, le Mouvement pour le socialisme (MPS, extrême-gauche) a annoncé qu'il lancera un référendum.

La ville de Lugano a donc besoin de deux crédits pour mener à terme le projet de relance élaboré sur la base d’une étude mandatée au Centre de compétence pour l’aviation de l’Université de Saint-Gall. D'une part, un investissement de 3,6 millions de francs pour la recapitalisation de la société et d’autre part 1,38 million pour la couverture des pertes inscrites au bilan au 31 décembre 2019.

Sauvegarde d'environ 1600 emplois

«A moyen, long terme nous voulons faire de notre aéroport un terminal commode et accueillant mais sans prétentions de luxe», a précisé Marco Borradori qui s'est dit confiant : «nous prévoyons une réalisation de ce projet ambitieux par étapes soit l'assainissement de la société d'ici la fin de cette année et la reprise des vols à partir du printemps 2020».

Les étapes successives, jusqu’en 2024, visent notamment à une rénovation du tarmac et à un prolongement de la piste actuelle qui avec ses 1400 mètres de longueur ne se prête pas à l'atterrissage de grands avions.

L'étude du Centre de compétence de Saint-Gall a démontré que l'aéroport luganais joue un rôle crucial dans la mobilité de la région et offre une alternative au transport sur rail. Sa sauvegarde est aussi celle d'environ 1600 emplois directs et indirects et sa présence a un impact sur le tissu économique selon les conclusions de l’étude. (ats/nxp)

Créé: 23.05.2019, 17h40



Partager via Whatsapp