Un ex-moniteur pédophile encourt 13 ans de prison

2017-04-25

Un ex-moniteur pédophile encourt 13 ans de prison

Un ancien moniteur des Unions chrétiennes suisses accusé d'agressions sexuelles sur des enfants a comparu mardi devant le tribunal de district de Dietikon (ZH). La procureure a requis 13 ans de prison. La défense a plaidé trois ans de prison. Le jugement est attendu le 19 mai.

L'homme est accusé d'avoir abusé sexuellement à de nombreuses reprises de huit enfants âgés de 8 à 15 ans. Les faits se sont produits entre 1994 et 2014. Le prévenu a été arrêté en 2015 après avoir été dénoncé par deux de ses victimes. A son domicile, les enquêteurs ont trouvé des milliers d'images et des films pédopornographiques. Selon l'acte d'accusation, les agressions ont essentiellement eu lieu au domicile du prévenu, à Dietikon et Stallikon (ZH). Mais il y en a aussi eu une à Einsiedeln (SZ), une pendant des vacances en Espagne et une dans un hôtel en Allemagne.

Satisfaire ses envies

Le prévenu a reconnu les agressions lors de l'audience et admet qu'il avait absolument tort de s'être comporté ainsi. Il voulait simplement satisfaire ses envies, selon ses propres déclarations. Comme il avait honte de ses actes, il n'a pas cherché l'aide d'un spécialiste. Il a toutefois contesté avoir donné des stupéfiants et des somnifères à ses victimes.

Ce typographe était moniteur dans l'organisation des Unions chrétiennes suisses (U.C. suisses / YMCA). Ses victimes étaient tous des enfants timides et plutôt peureux qui venaient de familles qui rencontraient des problèmes d'ordres divers, selon l'accusation.

Enfants dans un profond sommeil

L'homme a souvent filmé ses actes. Sur les vidéos, on peut voir les enfants dans un profond sommeil, a indiqué la procureure. Même lorsqu'il manipule vigoureusement les parties génitales de ses victimes, les enfants ne réagissent pas ou ne bougent pas. Selon des experts de médecine légale, c'est un signe très clair que des sédatifs ont été utilisés.

La procureure a requis 13 ans de prison avec une thérapie ambulatoire. Selon elle, l'homme doit être reconnu coupable de contrainte sexuelle, actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de pornographie, de violation du domaine secret ou du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de vues, administration à des enfants de substances mettant la vie ou la santé et violation de la loi sur les stupéfiants.

Thérapie ambulatoire

La défense a plaidé pour une peine de trois ans de réclusion, dont 27 mois de prison ferme, avec une thérapie ambulatoire. Le prévenu a reconnu les faits et exprimé des remords. Certains délits sont aussi prescrits, a souligné l'avocat.

Appelé à s'exprimer avant la fin de l'audience, le prévenu a fondu en larmes et s'est excusé auprès de ses victimes et de leurs familles. Il a aussi remercié les deux victimes qui l'ont dénoncé, car ça lui donne maintenant la possibilité de changer. (ats/nxp)

Créé: 25.04.2017, 18h21



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