Forcenée de Malters: l'accusation fait appel

2017-06-29

Forcenée de Malters: l'accusation fait appel

L'affaire du suicide d'une forcenée lors d'une intervention policière en 2016 à Malters (LU) remonte jusqu'au Tribunal cantonal de Lucerne. Après l'acquittement du commandant de la police cantonale et du chef de la police criminelle mardi, l'accusation fait appel.

Le Ministère public et le fils de la forcenée ont déposé un appel auprès de l'instance supérieure, indique jeudi le Tribunal de district de Kriens (LU) qui avait jugé l'affaire en première instance. Dans son réquisitoire, le procureur extraordinaire argovien avait demandé contre les deux accusés une peine pécuniaire pour homicide par négligence.

Le tribunal de première instance ne lui a pas donné raison. Il a estimé que le commandant de la police Adi Achermann et le chef de la police criminelle Daniel Bussmann ont utilisé la marge de manoeuvre dont les forces de l'ordre doivent disposer.

Plantation de chanvre

L'affaire remonte au 8 mars 2016. Ce jour-là, la police lucernoise intervient dans un lieu-dit de la commune de Malters pour procéder à une perquisition de domicile. Elle soupçonne l'existence d'une plantation indoor de chanvre. La mère du locataire, qui séjourne alors sur place, refuse de laisser entrer la police. Elle menace de tirer sur les policiers avec un revolver et tire deux coups de feu en l'air.

Après 19 heures de négociations et d'attente, la police décide de donner l'assaut. C'est à ce moment que la femme abat son chat avant de se donner la mort. Son fils était alors en détention préventive. Il a porté plainte contre la police pour abus de pouvoir et homicide par négligence. (ats/nxp)

Créé: 29.06.2017, 16h41



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